Différencier Simone Veil et Simone Weil

Nous avons tendance à confondre Simone Veil et Simone Weil, pourtant il s’agit bien de deux femmes célèbres au parcours  incomparable. Voici des éléments de comparaison afin de ne plus les mélanger.

Simon Veil

Simone Veil née Jacob est une femme politique française née en 1927. Elle est principalement connue pour avoir travaillé sur la dépénalisation de l’avortement.

Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est déportée dans un camp d’internement en 1944 à Auswitch, puis rentre en France en mai 1945.

Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu’à sa nomination comme ministre de la Santé, en . À ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil », promulguée le , qui dépénalise le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse.

De 1979 à 1982, elle est la première présidente du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel. Elle est Ministre d’État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. C’est en 1981 qu’elle reçoit le Prix International Charlemagne destiné aux personnalités qui se sont engagées pour l’unification européenne

De 2000 à 2007, elle préside la Fondation pour la mémoire de la Shoah, dont elle est par la suite présidente d’honneur.

Élue à l’Académie française le 20 novembre 2008, elle y est reçue solennellement le par Jean d’Ormesson.

 

Simone Weil

Simone Weil, née en 1909 et morte en 1943 est une philosophe, helléniste, humaniste et militante politique française. Elle est également une commentatrice de Platon et des grands textes littéraires, philosophiques et religieux grecs. Ses écrits, où la raison se mêle aux intuitions religieuses et aux éléments scientifiques et politiques, forment un tout d’une exceptionnelle unité et parfaitement cohérent. 

Simone Weil est née dans une famille agnostique, mais très tôt elle se rapproche du christianisme.

Simone Weil, milite en faveur du pacifisme, et est opposée à la bourgeoisie ainsi qu’au stalinisme. Syndicaliste de l’enseignement, elle est favorable à l’unification syndicale et écrit dans les revues L’École émancipée et La Révolution prolétarienne. La philosophe est communiste mais n’étant inscrite dans aucun parti, elle participe à partir de 1932 au Cercle communiste démocratique de Boris Souvarine

Elle écrit en 1934, « Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale ». En 1940, face à l’avancée des allemands en France, elle se réfugie à Marseille, puis aux États-Unis. Elle décide ensuite, en 1942, de rejoindre le régime de résistance la « France libre » en Grande-Bretagne ; cependant il n’a pas été possible pour elle de s’entendre avec les gaullistes et finit par rompre avec eux.  Elle meurt en 1943 d’une tuberculose.

Albert Camus est l’un des premiers à avoir révélé l’importance des écrits de Simone Weil et à lui avoir rendu un hommage vibrant : parlant de L’Enracinement. Il présente cet ouvrage comme « l’un des livres les plus lucides, les plus beaux qu’on ait écrits depuis fort longtemps sur notre civilisation.  Ce livre austère, impitoyable et en même temps admirablement mesuré, d’un christianisme authentique et très pur, est une leçon souvent amère, mais d’une rare élévation de pensée».

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