Les études de Simone Veil et sa carrière politique

Les études de Simone Veil et sa formation

La veille de son arrestation, Simone Jacob passe son baccalauréat en mars 1944.

Elle a vu son enfance bouleversée par la seconde guerre mondiale, son arrestation et les mois passés à Auschwitz dans les camps de concentration. Séparée de sa famille, elle n’en ressort qu’accompagnée de ses deux sœurs. Pour autant, Simone  Veil ne baisse pas les bras, et se lance dans les études qui la prépareront à ses futures responsabilités politiques.

En 1946 Simone entame des études de Droit à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. C’est durant cette partie de sa formation qu’elle rencontrera son mari, Antoine Veil, futur inspecteur des finances et chef d’entreprise, qu’elle épousera en Octobre 1946.

Suite à ses études de Droit et au début de sa vie de mariée, elle obtient sa licence de droit ainsi que son diplôme de l’institut d’études politiques de paris. Elle renonce à la carrière d’avocate mais elle passe le concours de magistrature en 1956 qu’elle obtient avec succès. A partir de ce moment, elle occupe le poste de haut fonctionnaire dans l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice.

Grimpant petit à petit les échelons, Simone en vient à travailler dans les affaires civiles, et y développe sa sensibilité particulière à la souffrance d’autrui.

Durant la campagne de Valérie Giscard d’Estaing contre François Mitterrand, Simone apporte son soutient à Giscard, qui le nommera ensuite Ministre de la Santé.

 

Simone, ministre de la Santé

 

Elle est chargée de présenter au Parlement le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), qui dépénalise l’avortement. Ce combat lui vaut des attaques et des menaces de la part de l’extrême droite et d’une partie de la droite parlementaire. Dans un discours devant les députés, elle soutient que « l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue ».

Le texte est finalement adopté à l’Assemblée nationale le , la gauche, en particulier, venant à la rescousse des députés centristes favorables à la loi mais non majoritaires à l’Assemblée dans ce cas précis. La loi est ensuite adoptée au Sénat, deux semaines plus tard. Elle entre en vigueur le .

 

Membre de l’Académie française

Le est éditée son autobiographie, intitulée Une vie.

L’ouvrage a été traduit en une quinzaine de langues et vendu, en France, à plus de 550 000 exemplaires. Il a obtenu le prix des Lauriers Verts en 2009.

Une autre reconnaissance de son action publique est son élection parmi les « Immortels ». En , Simone Veil est invitée par Maurice Druon et présente sa candidature à l’Académie française. Le , elle est élue au premier tour de scrutin par 22 voix sur 29. Quatre mois plus tard, elle est reçue sous la coupole, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy. Sur son épée d’Immortelle est gravé le numéro de matricule qui avait été inscrit sur son bras à Auschwitz [numéro 78651], ainsi que les devises de la République française et de l’Union européenne.

Jean d’Ormesson prononce le discours de réception, et Simone Veil l’éloge de son prédécesseur, l’ancien Premier ministre Pierre Messmer.

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