Les livres de Simone Weil

Les livres de Simone Weil

Simone Weil, philosophehumanisteécrivain et militante politique française a écrit de nombreux livres.

«L’Iliade ou le poème de la force» de Simone Weil

Quelle est-elle cette force «devant quoi la chair des hommes se rétracte» ?

Paru dans les Cahiers du Sud en 1941, L’Iliade ou le poème de la force relève à la fois de l’essai savant, du traité politique et métaphysique et du texte poétique. En pleine débâcle française, cette réflexion sur la première grande épopée de l’Occident s’adresse à ceux et celles qui ont résisté et résistent encore à la soumission. Cela nous rappelle que tout vainqueur sera vaincu à son tour s’il s’agenouille devant la force.

Ce livre réunit cinq textes de Simone Weil écrits entre 1933 et 1943, sur la guerre — et la force en général — et ses effets politiques, moraux et spirituels.

 

«L’enracinement» de Simone Weil

L’Enracinement, prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain est un livre écrit par la philosophe française Simone Weil. Il a été rédigé à Londres entre janvier et avril 1943. Non achevé, il a été publié post-mortem par Albert Camus en 1949.

Contrairement à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, le livre de Simone Weil établit que la notion de droits est subordonnée à celle d’obligation. « Un homme qui serait seul dans l’univers n’aurait aucun droit, mais il aurait des obligations ». Pour elle, le droit naît de l’obligation.

Cette obligation engageant chaque homme envers tous les autres est celle « de satisfaire aux besoins terrestres de l’âme et du corps de chaque être humain autant qu’il est possible ». Simone Weil établit dans son livre que les besoins de l’âme conduisent à la mutilation. Là où le corps a besoin de nourriture, de chaleur, de repos, l’âme a ainsi besoin de reconnaissance, de responsabilité, de vérité. Parmi ces besoins, Weil parle de « l’obéissance consentie », seule légitimité de tout pouvoir politique.

 

Attente de Dieu

Le livre nous apprend le vrai sens de l’illumination qui a fait passer Simone Weil d’un agnosticisme anticlérical à une recherche religieuse qui n’a plus cessé jusqu’à sa mort.
Il apporte aussi la réponse à des questions qu’un public de plus en plus étendu n’a cessé de se poser en lisant les différentes publications posthumes qui se sont succédées de façon désordonnée durant ces quinze dernières années.
Le titre Attente de Dieu désigne bien l’attitude spirituelle fondamentale de Simone Weil. À condition de l’entendre comme le stade provisoire d’une recherche qui préfère au plaisir de la chasse, l’écoute de la vérité en une intime communion. L’expérience intérieure s’exprime donc dans ces pages avec le double accent de l’intensité et de l’inachevé.

C’est un dialogue avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, jusqu’aux niveaux les plus profonds et les plus émouvants de l’existence, dans lequel le lecteur se sent constamment interpellé et entraîné.
Née à Paris le 3 février 1909, Simone Weil a été élevée dans un complet agnosticisme. Elle éprouve un sens aigu de la misère humaine, qui engendre en elle le plus vif sentiment de compassion envers les pauvres, les travailleurs, les déshérités.

Elle est anti-religieuse, militante syndicaliste, éprise de la révolution prolétarienne, mais indépendante de tout parti. Jeune agrégée de philosophie elle partage son salaire avec des chômeurs. En 1934, elle abandonne sa chaire de professeur et se fait ouvrière.

En 1938, une illumination transforme sa vie : « Le Christ est descendu et m’a prise. » et meurt le 24 août 1943.
De toute son œuvre, ces pages spontanées sont des plus propres à communiquer ce qu’elle appelait ses « intuitions pré-chrétiennes » et à faire comprendre ses hésitations personnelles devant le baptême sacramentel.

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